La Guerre des bulles

Kao Yi-Feng
Traduit du chinois (taïwan) par Gwennaël Gaffric

LaGuerreDesBulles-MockupSite
  • Parution le 19 octobre 2017
  • ISBN 978-2-37561-087-9
  • 22 € - 352 pages

Un "Sa Majesté des mouches" contemporain, qui interroge avec une acuité inconfortable les rapports entre dominant et dominés.

Voici une fable à la lisière du fantastique, entre satire politique et imaginaire poétique. À Taïwan, dans une communauté de montagne coupée du monde, les réserves d’eau se tarissent. Face à des adultes incapables d’affronter ce problème de survie, les enfants comprennent que c’est à eux de le régler. Ils s’emparent d’armes, prennent la maîtrise du territoire et emprisonnent leurs parents. Lorsque ceux-ci protestent, le mouvement de résistance lancé par les enfants franchit un pas supplémentaire. Désormais maîtres du territoire, ils tentent d’établir un nouveau modèle de société, basé sur l’abolition des règles anciennes…
Roman d’initiation collectif, portrait d’enfants bouleversant, interrogation sur la volonté de puissance, La Guerre des bulles est aussi une violente satire sociale et une dystopie poétique.

« Le récit est l’occasion de très beaux portraits d’enfants, dans ce faubourg pauvre, en marge d’une ville qui reste très lointaine, inconnue, comme mythique, voire inexistante. On sait juste que, là-bas, il y a l’eau courante, et que c’est de là que viennent les camions citernes qui viennent parfois apporter un peu d’eau aux familles démunies dans les pires périodes de sécheresse. C’est un faubourg en marge de la civilisation, celle que semble symboliser l’eau courante, et c’est cette situation de pauvreté et de marginalité qui offre un lieu idéal pour la naissance d’une utopie. Mais celle-ci se transforme vite en dystopie sous la pression de l’imagination, bien plus que des circonstances. Les personnages sont forcément marginaux eux aussi, comme le vieillard aux chiens ou la sorcière du four à pains. Mais ce sont les enfants dont les portraits sont les plus frappants et contribuent à donner sa force au roman : ils sont réels, vivants et bien campés. Le général en chef est fils de plombier, comme les empereurs fondateurs de dynastie, dans la Chine ancienne, étaient autrefois fils de paysans sans terre, et chaque enfant est un cas social en soi. Mais ils constituent aussi des figures emblématiques rappelant d’autres figures littéraires, y compris le petit frère du général, qui est un orphelin, adopté, dont on ne sait trop d’où il vient, le métis comme figure imposée dans le monde taïwanais d’aujourd’hui, ou la jeune étudiante brillante, seul élément féminin du petit régiment, qui rappelle les personnages intrépides de nüxia d’autrefois… La Guerre des bulles résonne encore longtemps après que le livre a été refermé. » Brigitte Duzan, Chinese Short Stories

« Ce récit est d’une grande beauté et d’une grande portée… La Guerre des bulles de Kao Yi-Feng chez Mirobole Editions est un roman transportant ses lecteurs vers des ailleurs insoupçonnés. L’histoire universelle qui nous y est contée marquera votre esprit d’une empreinte indélébile. » Le Capharnaüm éclairé

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