Célin Vuraler

Célin Vuraler est née à Paris en 1976. Elle est traductrice littéraire du turc. Elle a traduit essentiellement des auteurs turcs contemporains. Particulièrement intéressée par la poésie, elle a également traduit de nombreux poètes turcs pour diverses revues littéraires (Siècle 21, la Revue des deux mondes…). Elle a collaboré à des anthologies et divers ouvrages collectifs.
Pourquoi et comment êtes-vous devenu traductrice ?
Afin de m’approprier la langue et la culture de mon père, d’échafauder un pont entre la littérature turque et française.

Arrivez-vous à vivre grâce à la seule traduction ?

Je ne vis de la traduction qu’en partie, j’ai besoin de travailler par ailleurs en tant que salariée pour assurer la régularité de mes revenus.

Quels sont les livres qui vous ont marqué, les lectures récentes qui vous ont plu… ?

Dans le désordre : Lettres à jeune poète (Rainer Maria Rilke) ; la métamorphose (Kafka), Crime et châtiment (Dostoïevski) ; Usage du monde (Nicolas Bouvier) ; l’île au trésor (Stevenson); Saga Malaussene (Daniel Pennac) ; Histoires extraordinaires ; Edgar Allan Poe ; Lambeaux (Charles Juliet) – Rien ne s’oppose à la nuit (Delphine de Vigan) ; Parle-leur de bataille, de rois, d’éléphants (Mathias Enard) ; et bien d’autres…

Que pouvez-vous nous recommander en littérature turque ?

Prenant en compte uniquement les auteurs non traduits en français et la ligne éditoriale de Mirobole : Ahmet Ümit ; Emrah Serbes (déjà repéré par Mirobole)

Qu’est-ce qui vous a plu dans l’ouvrage d’Alper Canigüz?

L’aspect décalé, les dialogues grinçants, les références culturelles et l’intrigue bien menée.

Quels sont vos prochains projets ?

Mener à bien un Master de littérature turque sur un poète contemporain et traduire son œuvre le plus possible.

Votre bibliographie chronologique :

– Yiğit Bener, Le revenant, (Actes Sud 2015).
– Alper Canıgüz, L’assassinat d’Hicabi Bey (2014, Mirobole éditions)
– Ahmet Altan pour le livre de photographies de Frances Del Chele, Du loukoum au béton (2012, Trans Photographic Press)
– Livre d’Ayşe Gül Altınay et Fethiye Çetin, Les petits-enfants (2011, Actes Sud)
– Texte de Perihan Mağden pour Passa Porta, Maison internationale des littératures, pour le projet « Lettres à l’Europe » (2011)
– Textes de Yiğit Bener, en collaboration avec la Villa Gillet et la Maison des écrivains étrangers (Meet) (2011)
– Recueil de nouvelles de Yiğit Bener, Autres cauchemars (2010, Actes Sud)
– Textes pour une anthologie du théâtre turc, Un œil sur le bazar, (2010, l’Espace d’un instant)
– Poèmes contemporains pour les revues Siècles 21 et Pensée de Midi (ex : Murathan Mungan ; 2010)
– Poèmes du « Second renouveau » pour la revue Action Poétique (ex : Ece Ayhan, Ilhan Berk ; 2010)
– Poèmes pour les éditions de la Biennale des Poètes en Val-de-Marne 2009 et 2010 (ex : H.Ergülen, T. Tanyol, Gür Genç)
– Nouvelle de Demir Özlü, Un rêve de Beyoğlu (2009, Petra)